Mercredi 25 octobre 2006 3 25 /10 /Oct /2006 10:10

Un message de Réforme et Modernité :

Il n'a échappé à personne que la campagne pour les élections à la Présidentielle de l'an prochain est déjà commencée, un peu prématurément peut-on penser.

L'opposition met en spectacle ses candidats potentiels dans un pseudo-suspense qui permet d'escamoter largement le débat sur les questions de fond. Du côté de la majorité Présidentielle, du moins parmi ceux qui soutiennent avec constance et fermeté l'action de réformes du Gouvernement de Dominique de Villepin, de plus en plus de voix se demandent ouvertement si l'ambition et la posture du Président de l'UMP suffiront pour permettre une victoire au deuxième tour en 2007. C'est le sens des diverses déclarations d'Hervé Mariton et de François Goulard, notre Président et notre Vice-Président.  

Nous demeurons persuadés que la clarté, la cohérence et le courage d'un programme de réformes pour moderniser la France est seul à même de rassembler nos concitoyens dans l'effort nécessaire et seul à même de susciter l'élan capable de l'emporter. Aussi, dans le souci constant qui est celui de Réforme et Modernité d'organiser un dialogue concret et fécond entre les acteurs de la société civile et les responsables politiques, voudrions nous débattre avec vous de quelques propositions que nous avons élaborées pour servir au programme du candidat que nous soutiendrons lors de cette campagne.    

C'est pourquoi nous vous proposons de nous retrouver:

le MERCREDI 8 NOVEMBRE, de 19h15 à 21h à l'Assemblée Nationale salle 6241 (entrée par le 126 rue de l'Université - 75007 Paris) 

Se munir de papiers d'identité. 

Un pot de l'amitié suivra dans les appartements de la Questure.    

Merci de bien vouloir vous inscrire à notre adresse mail : reformeetmodernite@orange.fr

Certains éléments de nos reflexions ont été publiés sur notre site : http://reformeetmodernite.free.fr

N'hésitez pas à le consulter et à le faire connaître autour de vous.

En escomptant le plaisir de vous voir lors de cette Assemblée, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, nos très cordiales salutations.

Herbert AXELRAD

Secrétaire Général de Réforme et Modernité  

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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 14:56

Il y a près d’un an, en novembre 2005, les violences urbaines ont mis en lumière les risques inhérents à la marginalisation durable d’une partie de la population française. De nombreuses réponses ont été apportées par les pouvoirs publics dans la loi du 9 mars 2006 relative à l’égalité des chances[1]. Cependant, malgré les progrès réalisés, la question de la cohésion nationale constitue un enjeu structurel de la France du début du XXIe siècle qui se nourrit d’une triple crise.

-        Une crise de sens. L’identité française a connu depuis trente ans la mutation la plus phénoménale de toute son histoire. D’une société homogène dans ses dimensions ethnique, religieuse et culturelle, elle devient une société cosmopolite. Alors que cette mutation s’opère dans l’affrontement, la France subit aujourd’hui sa diversité davantage qu’elle ne la maîtrise. Souvent sous la forme du conflit, le dialogue des différences se fait dans la rue.

-        Une crise de moyens. Le principe d’égalité constitue l’une des promesses les plus fortes du modèle social républicain. Mais aussi l’une des plus ambitieuses. Dans le domaine de l’éducation, l’effort consenti par le système éducatif français dans les quartiers sensibles est considérable. Pour autant, il convient de souligner l’inéquité sociale persistante devant l’accès aux formations sélectives et professionnalisantes[2] qui peut être attribuée à un déficit d’information, une autocensure sur la capacité supposée à intégrer ces formations, et des moyens insuffisants pour préparer l’accès à ces formations. Dans le monde du travail, la discrimination à l’embauche ou dans le milieu de travail demeure également une distorsion profonde du marché du travail. Dans ces domaines, le modèle français ne parvient pas encore à faire de l’éducation et du travail de véritables leviers d’intégration.

-        Une crise de confiance. Une partie de la jeunesse ne fait plus des institutions, notamment du système d’enseignement, des partenaires pour la réussite individuelle. Elle ne se vit que dans le conflit avec des institutions qui ne parviennent pas à rétablir la confiance.

Ces crises ne sont pas passagères. Elles continueront de mettre à l’épreuve notre pacte républicain dans un contexte où les flux migratoires s’accentuent, les inégalités persistent, et l’anxiété sociale augmente.


 

[1]  Elles ont visé à favoriser l’emploi des jeunes résidant dans les zones urbaines sensibles, lutter contre les discriminations, aider les parents à exercer leur autorité parentale, renforcer les pouvoirs des maires face aux incivilités, créer un service civil volontaire. [2] Valérie Albouy et Thomas Wanecq, Les inégalités sociales d’accès aux grandes écoles, in Economie et Statistique, n°361, juin 2003 : employés et ouvriers (comprenant de nombreux fils ou filles d’immigrés), qui représentent 60% de la population, ne représentent que moins de 6% des élèves de grandes écoles.

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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 14:56

Les Français adressent trois types de demandes à leurs élus et aux pouvoirs publics.

L’identité française doit être redéfinie. La mutation de l’identité française ne doit pas être passée sous silence. Les Français demandent un accompagnement dans cette mutation. Le sentiment de l’appartenance à un corps unique qu’est la Nation doit être recomposé. Ne souhaitant ni un repli sur des communautés, ni une négation des identités, les Français attendent des responsables politiques l’élaboration d’une dialectique de la diversité.

Les mêmes chances doivent être données à tous les citoyens. Pour faire fonctionner le système d’intégration, les Français jugent dans leur majorité que les discriminations (religieuses, ethniques, linguistiques, sexuelles,…) doivent être combattues. La forme de cette lutte ne doit pas être une politique de discrimination positive fondée sur une méthode de quotas. Les Français craignent autant un nivellement par le bas, qu’un gâchis de moyens ou qu’une affiliation déterministe à un groupe que l’individu n’aurait pas choisi. Ils demandent plutôt un renouvellement du système d’intégration fondé sur l’exercice des responsabilités des individus. Pour l’animer, les pouvoirs publics doivent mettre en place des mécanismes répressifs contre les discriminateurs, et des mécanismes incitatifs pour corriger le déséquilibre des chances et servir de tremplins aux individus discriminés.

L’action de l’Etat doit cibler les publics en difficulté. La communication sur le sujet est au moins aussi importante que le traitement au fond, un discours pouvant être en soi discriminant. Aussi les pouvoirs publics ont-ils la responsabilité d’adopter le discours approprié, ciblé sur les publics qui subissent les discriminations afin d’en modifier les représentations.

Pour ces raisons, la question de l’égalité des chances doit être appréhendée dans une perspective large au profit d’une vision d’avenir du modèle d’intégration français.

 

 

 

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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 14:55

La reconnaissance de la diversité doit permettre de donner à nouveau du sens à la France du XXIe siècle

Si la République ne doit pas reconnaître les communautés, elle ne doit pas pour autant abandonner le dialogue à la société civile. Pour le faire fructifier, elle doit l’orchestrer.

Proposition 1 : Créer un haut conseil de la diversité auprès du Président de la République , composé des représentants de la diversité ethnique, religieuse et culturelle, organisé sur le modèle du Conseil Economique et Social.

Proposition 2 : Instaurer un service civil ou militaire obligatoire de deux mois pour tous les jeunes Français.

L’inéquité sociale du système éducatif doit être corrigée pour un égal accès à une éducation citoyenne et professionnalisante 

Les défis du système éducatif peuvent être relevés en mobilisant les volontés et en actionnant des dispositifs simples.

Proposition 3 : Promouvoir et récompenser le tutorat et l’accompagnement personnalisé des élèves de l’enseignement secondaire par des élèves d’université ou de grandes écoles dans le cadre d’un programme public de tutorat.

Proposition 4 : Garantir l’accès aux classes préparatoires ou à l’université d’un pourcentage minimum prédéfini des meilleurs élèves de chaque lycée sans considération de la situation géographique ou de la réputation du lycée d’origine.

Proposition 5 : Affecter prioritairement la taxe d’apprentissage aux centres de formation d’apprentis installés dans les ZEP.

Les mécanismes de lutte contre les discriminations dans le monde du travail doivent être renforcés

Face à la discrimination à l’embauche ou dans le milieu de travail, au-delà de la charte de la diversité en entreprise ou du curriculum vitae anonyme, les dispositifs existants peuvent être encore renforcés.

Proposition 6 : Introduire dans le code pénal un délit de harcèlement discriminatoire précisant les dispositions existantes sur le harcèlement moral (article 222-33-2 du code pénal).

Proposition 7 : Doter le numéro vert contre les discriminations raciales, le « 114 », de moyens de lutte contre la discrimination au travail en le liant avec les services d’instruction des Prud’homme.

La politique d’intégration doit être relayée par des actions de communication à destination des publics discriminés et des jeunes

Proposition 8 : Engager des actions de communication mettant en avant des parcours exemplaires par une présentation des « Zidanes » de l’audiovisuel, de l’entreprise, du monde associatif.

Proposition 9 : Créer des postes de délégués interministériels aux problématiques de certaines minorités (Par exemple, les GLBT - Gay, lesbiennes, Bi, Trans) au ministère délégué à l’égalité des chances.

Proposition 10 : Distribuer à tous les élèves des collèges et lycées de France en début d’année un magazine du savoir vivre ensemble.

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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 14:51

Le chômage touche en France 9,6% de la population active, soit 2,3 millions de personnes. Il touche 22,8% des moins de 25 ans, 8,7% des 25 à 49 ans et 6,9% des plus de 50 ans. Depuis trente ans, le taux de chômage en France est resté systématiquement plus élevé que le taux moyen des pays de l'OCDE. Les indemnisations chômage pèsent encore 2,1% du PIB.

 

Il puise ses racines dans une constellation de facteurs et d’influences : coût du travail trop élevé, rigidité de la réglementation du travail, protection compatissante des chômeurs, croissance structurelle insuffisante.

Un grand nombre de mesures sont prises pour augmenter la flexibilité du marché du travail : contrat première embauche, contrat nouvelle embauche, contrats spécifiques pour les jeunes. Ces mesures s’accompagnent de résultats tangibles.

 

Cependant, il existe une marge de manœuvre dans la mesure où le chômage structurel en France avoisine les 5% de la population active selon l’OCDE. Le chômage doit donc rester une priorité jusqu’à ce qu’il se diminue tangiblement.

 

Il convient donc d’identifier de nouvelles voies pour réduire les barrières auxquelles sont confrontées les employeurs et les personnes en recherche d’emploi. Les champs d’investigation et de propositions opérationnelles[1] doivent concerner :

 

  • un renforcement des incitations au travail,
  • une rédaction du coût du travail pour les employeurs,
  • une meilleure réallocation des ressources,
  • une augmentation du taux de participation au marché du travail,
  • la promotion d’un marché du travail équitable.  

 

Nous y verrons que le marché du travail français peut bénéficier de mesures ciblées sur les facteurs limitants de la création d’emploi et de retour à l’emploi. En particulier, seules des incitations économiques suffisamment fortes pourront accélérer la création d’une spirale vertueuse de demande d’emploi et de demande de travail.

L’approche des pouvoirs publics doit relever d’une compassion exigeante ( la Tough love approach évoquée en Nouvelle-Zélande). La solidarité nationale rend nécessaire une aide collective pour l’accès au travail. La relance de la machine de l’emploi nécessite une véritable responsabilisation des acteurs.


[1] Réflexions issues pour partie des exemples de la politique de l’emploi de Nouvelle-Zélande, de Grande-Bretagne, du Canada et des Pays-Bas.

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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 14:49

Le principe doit être que tous ceux qui sont capables de travailler doivent participer activement au marché du travail. Pour cela, Il doit devenir réellement plus avantageux de travailler que de bénéficier des revenus de l’assistance chômage. 

Proposition 1 : S’assurer que le bénéficiaire cherche effectivement un travail. Un nombre précis de lettres à envoyer doit être décidé avec l’agent référent du service de l’emploi. Le chômeur doit être convoqué tous les 15 jours. Il doit présenter à l’agent référent une copie de chaque lettre de motivation envoyée dans le cadre de sa recherche de travail. Il donne ainsi la preuve de son engagement. Le respect de l’engagement doit rentrer en compte dans l’accès au revenu de l’assistance.

Proposition 2 : Inciter le chômeur à rechercher un emploi.

  • Augmenter les sanctions pour les allocataires qui ne répondent pas aux obligations (respect des rendez-vous d’aide à la recherche d’emploi, obligation de rechercher, acceptation des offres proposées, …)
  • Augmenter le bonus existant de retour à l’emploi pour les chômeurs de longue durée.
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 14:49

Un traitement économique du chômage est nécessaire pour que l’économie française crée des emplois durablement par un renforcement structurel de la croissance économique.  

 

Proposition 3 : Optimiser les réductions de charges existantes et communiquer sur les baisses de charges opérées en faisant connaître les dispositifs préférentiels d’embauche auprès des employeurs (rôle des services publics de l’emploi).

 

Proposition 4 : Réduire la fiscalité des TPE et PME pesant sur les salaires. Le seuil de la taxe professionnelle par exemple devrait être augmenté. L’objectif est de donner aux entreprises à forte consommation de main de main d’œuvre les marges de manœuvre pour investir et créer de la croissance et des emplois.

 

Proposition 5 : Lever l’Impôt de Solidarité sur la Fortune pour les foyers employant trois personnes et plus directement et à temps plein. Cette mesure permettrait d’attirer des français et étrangers aisés en France tout en créant des emplois.

 

Proposition 6 : Promouvoir l’exportation et augmenter la force commerciale des entreprises françaises à l’étranger. Un objectif doit être fixé de doubler en cinq ans les effectifs commerciaux hors de France. Alors qu’il n’existe pas de grand établissement d’enseignement dédié au commerce extérieur, une grande école du commerce extérieur (type HEC, Essec, …) pourrait être créée. Les dispositifs de crédit d’impôt pour les expatriés et de déductions fiscales pour les employeurs devraient être renforcés.

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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 14:48

La mise en relation de l’offre et de la demande de travail doit être flexibilisée et optimisée.

 

Axe 1 : Le service public pour l’emploi  

 

Proposition 7 : Augmenter le nombre d’agents des services publics de l’emploi. En effet, le nombre de demandeurs d’emploi par agent du service public pour l’emploi s’élève à 75 en France contre 45 au Royaume-Uni[1]. Le succès des job centers est en partie dû à un investissement fort en moyens humains et financiers par les pouvoirs publics britanniques.

Proposition 8 : Etablir un principe de rémunération au mérite pour les agents des services de l’emploi. Un dispositif de rémunération au mérite permettrait d’améliorer la motivation les agents des services de l’emploi. Il serait fondé sur la capacité des agents en contact avec les demandeurs d’emploi qui aident directement les personnes inactives à trouver un emploi permanent, à remettre un chômeur au travail. Les agents pourraient bénéficier d’une prime, calculée sur la base des sorties de chômage imputables à leur action.

 

Proposition 9 : Etablir des objectifs chiffrés de retour à l’emploi. L’objectif est d’éviter un enlisement dans le chômage qui conduit à des situations de chômage de longue durée.

 

  • Tous les adultes enregistrés en tant que chômeurs doivent se voir proposer une offre ou un programme de réintégration dans les 6 mois.
  • Tous les jeunes doivent recevoir une offre de travail dans les 6 mois ou de réintégration dans un programme d’étude.  

 

Axe 2 : La formation

 

Proposition 10 : Instaurer des numerus clausus pour les filières dont les débouchés sont réduits. En effet de nombreux jeunes poursuivent des études dans des voies dont les débouchés professionnels sont réduits (architecture, beaux arts, ethnologie …). A la sortie du système éducatif, ils connaissent une période de recherche d’emploi / chômage longue. Il faut :

 

  • Créer une transparence sur les débouchés réels de certaines filières, notamment en proposant des séances d’orientation obligatoires et personnalisées pour les étudiants qui doublent une année ou qui veulent changer de voie.
  • Instaurer une sélection effective à l’issue de la licence au moyen de numerus clausus qui seraient définis en partenariat avec les représentants des principaux secteurs d’activité / industrie.
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 14:48

Malgré le durcissement des conditions de la cessation d’activité depuis quelques années, le taux d’emploi en France reste faible avec 63% de la population active, contre 74 % aux Etats-Unis. Or la participation au marché du travail, étant l’un des leviers de la croissance structurelle, doit être encouragée.  

Proposition 11 : Etendre aux seniors les contrats aidés conçus pour les jeunes. Ainsi, certaines catégories fragiles d’emplois de seniors devraient bénéficier de réduction de charges sociales, conformément aux contrats aidés pour les jeunes, incluant des formations ciblées et personnalisées, aux techniques bureautiques par exemple. Cette mesure permettrait d’inciter les entreprises à embaucher ou à conserver les seniors et à améliorer leur employabilité.  

Proposition 12 : Donner un poids discriminant aux dernières années de cotisation dans le calcul de la retraite. Il faut en effet rendre la pré retraite volontaire peu incitative en augmentant le coût pour les individus de la retraite anticipée volontaire. Cette mesure devrait s’appliquer dans certains secteurs d’activité pour des métiers ciblés, notamment à faible pénibilité. Elle permettrait de limiter le nombre de sorties anticipées de la vie active.  

Proposition 13 : Donner la possibilité aux allocataires du chômage de cumuler un revenu de l’assistance avec un revenu du travail occasionnel ou de temps partiel. Cette possibilité serait ouverte dans la limite de 50% du salaire de référence par exemple. En effet, actuellement, un chômeur qui travaille occasionnellement doit reverser une partie de son revenu à l’ASSEDIC, ce qui ne l’encourage pas à travailler. L’objectif est d’inciter les seniors au chômage à chercher un emploi.  

Proposition 14 : Permettre aux seniors en âge d’être à la retraite de cumuler leur retraite et un emploi à temps partiel. En effet, un nombre important de retraités est aujourd’hui découragé à reprendre une activité ou travaille de façon non déclarée. Or le travail des retraités devrait être encouragé pour ceux qui le souhaite.

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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 14:46

Proposition 14 : Encourager les bonnes pratiques par une politique d’achat de l’Etat intégrant des critères de comportement dans le domaine de l’emploi de l’entreprise contractante. Ainsi, pour contracter avec l’Etat, une entreprise devrait respecter certains standards minimum en matière d’emploi. Le code des marchés publics pourraient inclure les critères de licenciements, de relations avec les partenaires sociaux, de litiges avec les salariés, de délocalisation à faible justification à court terme, participation des minorités ethniques. La politique de labellisation « bon employeur » serait effectuée par un comité représentatif tripartite : entreprise, syndicat, gouvernement. L’Etat étant un client clé pour un grand nombre d’entreprises, une telle mesure inciterait fortement les entreprises à respecter les codes de bonne conduite en termes de gestion des ressources humaines.  

Proposition 15 : Donner aux inspecteurs du travail un droit de sanction immédiate dans les cas de travail illégal dans les entreprises. L’objectif est de transformer le travail non déclaré en emploi pour restaurer un marché du travail sain et une compétition équitable. Il faut donner aux inspections du travail une fonction dissuasive par la mise en œuvre effective des poursuites. Les inspecteurs du travail doivent pouvoir établir des amendes sur place dès le constat d’irrégularité (comme les contrôleurs de la SNCF dans les transports), sans passer par une décision de justice a priori.

Proposition 16 : Etendre le droit du travail aux stages. Il faut distinguer plusieurs catégories de stages : classe 1 (Pédagogique), classe 2 (Intermédiaire), classe 3 (Productif), bénéficiant de convention de stage spécifique. Les stagiaires pourraient bénéficier d’une partie des avantages des salariés, en particulier, de journées « réduction du temps de travail » (RTT). Par ailleurs, un quota de contrats de stage devrait être instauré par entreprise. Elles devraient être limitées dans le renouvellement de stage pour un même poste, s’ils ne sont pas des stages de pré embauche. 

Proposition 17 : Créer un droit individuel à des congés payés pour prendre en charge un enfant malade (maladies mortelles) ou un parent gravement malade ou en fin de vie. Chaque salarié disposerait d’un compte individuel portable au cours de sa vie professionnelle alimenté au pro rata du temps travaillé qu’il pourrait débiter en fonction des circonstances. Un meilleur équilibre vie professionnelle – vie privée doit rester un objectif clé de la politique de l’emploi.

Par Avenue de la République - Publié dans : Emploi
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