Avenue de
Groupe de réflexion et de soutien politique
Jusqu'au 12 mars, ce blog votait Villepin. Désormais, ce blog votera pour ...

Nous tenterons dorénavant de relayer les conférences mensuelles du Premier ministre jusqu’à la fin de la législature. En effet, le Premier ministre a souhaité créer un précédent en développant son action de façon opérationnelle jusqu’au bout de la période électorale. C’est une bonne nouvelle pour la France.
Voici les grands points du discours de Dominique de Villepin prononcé chez Valéo le 29 novembre 2006, à l’occasion de sa conférence mensuelle.
1. La priorité des priorités, c’est de donner un emploi à chacun.
L’urgence absolue, c’est le chômage des jeunes (…). A côté des jeunes, il y aussi d’autres catégories qui connaissent des difficultés particulières et à qui nous devons apporter des réponses (…). Face à ces réalités, je veux tirer une réflexion et une orientation de travail. Les Français ne peuvent pas travailler autant qu’ils le souhaiteraient. (…) Nous devons donc faire en sorte que le talent et l’effort soient mieux récompensés (…). Etablir un diagnostic commun sur la situation de l’emploi et des revenus dans notre pays.
2. Notre deuxième objectif, c’est de consolider notre croissance.
(…) le choix qui a été fait par le Président de la République, c’est le choix d’une industrie forte (…). Pour renforcer ce secteur, nous devons tout miser sur la recherche et l’innovation (…).
C’est dans cet esprit que nous avons agi face aux défis du secteur aéronautique. Lors de mon déplacement à Toulouse, j’ai annoncé le déblocage de 80 millions d’euros d’avances remboursables pour les PME et de 50 millions d’euros pour le financement de la recherche et de l’innovation dans ce secteur. Aujourd’hui, l’industrie automobile est elle aussi confrontée à des défis majeurs. Défis de l’innovation, d’abord, qu’il s’agisse de la protection de l’environnement ou de la sécurité. Défi de la compétitivité, ensuite, face à une concurrence mondiale de plus en plus rude (…).
Je propose donc une nouvelle donne pour la filière automobile. Elle sera fondée sur deux principes.
Le premier principe c’est la solidarité. Solidarité entre grandes et petites entreprises, d’abord. (…) Ils ont ainsi pu signer un code de bonne pratique pour la filière. Aujourd’hui, la question des délais de paiement reste sur la table. (…) Dans la plupart des pays européens, la pratique est de 30 à 60 jours. La France se situe nettement au-delà, avec une moyenne supérieure à 100 jours sur l’ensemble de l’industrie. (…) C’est tout le sens de la mission qui a été confiée au député Martial SADDIER. Il me remettra ses conclusions dans les prochains jours. Sur la base de ses premières orientations, je veux fixer un objectif simple : aligner nos pratiques sur celles des autres pays européens (…). La solidarité, c’est aussi la solidarité envers les salariés. (…) Avec Gérard LARCHER, nous lancerons un plan de 150 millions d’euros sur trois ans pour accompagner 20.000 salariés du secteur automobile.
Le deuxième principe, c’est l’innovation et la recherche. En 2006, le gouvernement a fait un effort sans précédent en faveur de la filière automobile : 120 millions d’euros ont d’ores et déjà été engagés, notamment pour soutenir le projet de l’hybride diesel porté par le groupe Peugeot et financé par l’Agence de l’innovation industrielle. C’est l’équivalent de l’effort cumulé des 5 années précédentes, et je prends deux engagements.
Le premier engagement : le même montant sera débloqué en 2007 (…). Second engagement : un effort majeur sera réalisé sur le crédit d’impôt recherche, dont le plafonnement par société sera doublé pour atteindre 16 millions d’euros. (…). A l’échelle européenne, ne refusons pas le débat sur l’appréciation de l’euro et ses conséquences sur nos exportations : c’est une réalité qui pèse aujourd’hui sur notre compétitivité. A l’échelle internationale, mettons en place des règles du jeu qui soient les mêmes pour tous. C’est vrai notamment en matière environnementale.
Vous me permettrez de conclure par quelques mots plus personnels. Vous m’entendez souvent dire : « je veux de l’action et des résultats ». Ce n’est pas une incantation. C’est une responsabilité de tous les instants pour le Gouvernement. C’est une responsabilité à l’égard des Français, dont beaucoup expriment depuis des années leurs doutes, leur inquiétude et parfois même leur colère face à leurs difficultés quotidiennes. A nous de leur apporter la preuve que la politique peut encore changer les choses. A nous de leur montrer que leurs efforts n’ont pas été inutiles et que nous sommes sur la bonne voie.
C’est une responsabilité à l’égard de notre démocratie. La politique est légitime lorsqu’elle rassemble. La politique est légitime lorsqu’elle améliore la situation de tous ceux dont elle a la charge. La politique est légitime lorsqu’elle fixe un cap clair et qu’elle tient ses engagements. La sérénité des débats de 2007 se jouera aussi sur notre capacité à poursuivre notre action jusqu’au dernier moment et à renforcer les résultats que nous avons déjà obtenus. L’avenir de la France j’en suis convaincu se construit dès aujourd’hui.
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