Proposition 14 : Encourager les bonnes pratiques par une politique d’achat de l’Etat intégrant des critères de comportement dans le domaine de l’emploi de l’entreprise contractante. Ainsi, pour contracter avec l’Etat, une entreprise devrait respecter certains standards minimum en matière d’emploi. Le code des marchés publics pourraient inclure les critères de licenciements, de relations avec les partenaires sociaux, de litiges avec les salariés, de délocalisation à faible justification à court terme, participation des minorités ethniques. La politique de labellisation « bon employeur » serait effectuée par un comité représentatif tripartite : entreprise, syndicat, gouvernement. L’Etat étant un client clé pour un grand nombre d’entreprises, une telle mesure inciterait fortement les entreprises à respecter les codes de bonne conduite en termes de gestion des ressources humaines.
Proposition 15 : Donner aux inspecteurs du travail un droit de sanction immédiate dans les cas de travail illégal dans les entreprises. L’objectif est de transformer le travail non déclaré en emploi pour restaurer un marché du travail sain et une compétition équitable. Il faut donner aux inspections du travail une fonction dissuasive par la mise en œuvre effective des poursuites. Les inspecteurs du travail doivent pouvoir établir des amendes sur place dès le constat d’irrégularité (comme les contrôleurs de la SNCF dans les transports), sans passer par une décision de justice a priori.
Proposition 16 : Etendre le droit du travail aux stages. Il faut distinguer plusieurs catégories de stages : classe 1 (Pédagogique), classe 2 (Intermédiaire), classe 3 (Productif), bénéficiant de convention de stage spécifique. Les stagiaires pourraient bénéficier d’une partie des avantages des salariés, en particulier, de journées « réduction du temps de travail » (RTT). Par ailleurs, un quota de contrats de stage devrait être instauré par entreprise. Elles devraient être limitées dans le renouvellement de stage pour un même poste, s’ils ne sont pas des stages de pré embauche.
Proposition 17 : Créer un droit individuel à des congés payés pour prendre en charge un enfant malade (maladies mortelles) ou un parent gravement malade ou en fin de vie. Chaque salarié disposerait d’un compte individuel portable au cours de sa vie professionnelle alimenté au pro rata du temps travaillé qu’il pourrait débiter en fonction des circonstances. Un meilleur équilibre vie professionnelle – vie privée doit rester un objectif clé de la politique de l’emploi.
