Emploi

Lundi 9 octobre 2006

Proposition 14 : Encourager les bonnes pratiques par une politique d’achat de l’Etat intégrant des critères de comportement dans le domaine de l’emploi de l’entreprise contractante. Ainsi, pour contracter avec l’Etat, une entreprise devrait respecter certains standards minimum en matière d’emploi. Le code des marchés publics pourraient inclure les critères de licenciements, de relations avec les partenaires sociaux, de litiges avec les salariés, de délocalisation à faible justification à court terme, participation des minorités ethniques. La politique de labellisation « bon employeur » serait effectuée par un comité représentatif tripartite : entreprise, syndicat, gouvernement. L’Etat étant un client clé pour un grand nombre d’entreprises, une telle mesure inciterait fortement les entreprises à respecter les codes de bonne conduite en termes de gestion des ressources humaines.  

Proposition 15 : Donner aux inspecteurs du travail un droit de sanction immédiate dans les cas de travail illégal dans les entreprises. L’objectif est de transformer le travail non déclaré en emploi pour restaurer un marché du travail sain et une compétition équitable. Il faut donner aux inspections du travail une fonction dissuasive par la mise en œuvre effective des poursuites. Les inspecteurs du travail doivent pouvoir établir des amendes sur place dès le constat d’irrégularité (comme les contrôleurs de la SNCF dans les transports), sans passer par une décision de justice a priori.

Proposition 16 : Etendre le droit du travail aux stages. Il faut distinguer plusieurs catégories de stages : classe 1 (Pédagogique), classe 2 (Intermédiaire), classe 3 (Productif), bénéficiant de convention de stage spécifique. Les stagiaires pourraient bénéficier d’une partie des avantages des salariés, en particulier, de journées « réduction du temps de travail » (RTT). Par ailleurs, un quota de contrats de stage devrait être instauré par entreprise. Elles devraient être limitées dans le renouvellement de stage pour un même poste, s’ils ne sont pas des stages de pré embauche. 

Proposition 17 : Créer un droit individuel à des congés payés pour prendre en charge un enfant malade (maladies mortelles) ou un parent gravement malade ou en fin de vie. Chaque salarié disposerait d’un compte individuel portable au cours de sa vie professionnelle alimenté au pro rata du temps travaillé qu’il pourrait débiter en fonction des circonstances. Un meilleur équilibre vie professionnelle – vie privée doit rester un objectif clé de la politique de l’emploi.

Par Avenue de la République
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Lundi 9 octobre 2006

Malgré le durcissement des conditions de la cessation d’activité depuis quelques années, le taux d’emploi en France reste faible avec 63% de la population active, contre 74 % aux Etats-Unis. Or la participation au marché du travail, étant l’un des leviers de la croissance structurelle, doit être encouragée.  

Proposition 11 : Etendre aux seniors les contrats aidés conçus pour les jeunes. Ainsi, certaines catégories fragiles d’emplois de seniors devraient bénéficier de réduction de charges sociales, conformément aux contrats aidés pour les jeunes, incluant des formations ciblées et personnalisées, aux techniques bureautiques par exemple. Cette mesure permettrait d’inciter les entreprises à embaucher ou à conserver les seniors et à améliorer leur employabilité.  

Proposition 12 : Donner un poids discriminant aux dernières années de cotisation dans le calcul de la retraite. Il faut en effet rendre la pré retraite volontaire peu incitative en augmentant le coût pour les individus de la retraite anticipée volontaire. Cette mesure devrait s’appliquer dans certains secteurs d’activité pour des métiers ciblés, notamment à faible pénibilité. Elle permettrait de limiter le nombre de sorties anticipées de la vie active.  

Proposition 13 : Donner la possibilité aux allocataires du chômage de cumuler un revenu de l’assistance avec un revenu du travail occasionnel ou de temps partiel. Cette possibilité serait ouverte dans la limite de 50% du salaire de référence par exemple. En effet, actuellement, un chômeur qui travaille occasionnellement doit reverser une partie de son revenu à l’ASSEDIC, ce qui ne l’encourage pas à travailler. L’objectif est d’inciter les seniors au chômage à chercher un emploi.  

Proposition 14 : Permettre aux seniors en âge d’être à la retraite de cumuler leur retraite et un emploi à temps partiel. En effet, un nombre important de retraités est aujourd’hui découragé à reprendre une activité ou travaille de façon non déclarée. Or le travail des retraités devrait être encouragé pour ceux qui le souhaite.

Par Avenue de la République
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Lundi 9 octobre 2006

La mise en relation de l’offre et de la demande de travail doit être flexibilisée et optimisée.

 

Axe 1 : Le service public pour l’emploi  

 

Proposition 7 : Augmenter le nombre d’agents des services publics de l’emploi. En effet, le nombre de demandeurs d’emploi par agent du service public pour l’emploi s’élève à 75 en France contre 45 au Royaume-Uni[1]. Le succès des job centers est en partie dû à un investissement fort en moyens humains et financiers par les pouvoirs publics britanniques.

Proposition 8 : Etablir un principe de rémunération au mérite pour les agents des services de l’emploi. Un dispositif de rémunération au mérite permettrait d’améliorer la motivation les agents des services de l’emploi. Il serait fondé sur la capacité des agents en contact avec les demandeurs d’emploi qui aident directement les personnes inactives à trouver un emploi permanent, à remettre un chômeur au travail. Les agents pourraient bénéficier d’une prime, calculée sur la base des sorties de chômage imputables à leur action.

 

Proposition 9 : Etablir des objectifs chiffrés de retour à l’emploi. L’objectif est d’éviter un enlisement dans le chômage qui conduit à des situations de chômage de longue durée.

 

  • Tous les adultes enregistrés en tant que chômeurs doivent se voir proposer une offre ou un programme de réintégration dans les 6 mois.
  • Tous les jeunes doivent recevoir une offre de travail dans les 6 mois ou de réintégration dans un programme d’étude.  

 

Axe 2 : La formation

 

Proposition 10 : Instaurer des numerus clausus pour les filières dont les débouchés sont réduits. En effet de nombreux jeunes poursuivent des études dans des voies dont les débouchés professionnels sont réduits (architecture, beaux arts, ethnologie …). A la sortie du système éducatif, ils connaissent une période de recherche d’emploi / chômage longue. Il faut :

 

  • Créer une transparence sur les débouchés réels de certaines filières, notamment en proposant des séances d’orientation obligatoires et personnalisées pour les étudiants qui doublent une année ou qui veulent changer de voie.
  • Instaurer une sélection effective à l’issue de la licence au moyen de numerus clausus qui seraient définis en partenariat avec les représentants des principaux secteurs d’activité / industrie.
Par Avenue de la République
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Lundi 9 octobre 2006

Un traitement économique du chômage est nécessaire pour que l’économie française crée des emplois durablement par un renforcement structurel de la croissance économique.  

 

Proposition 3 : Optimiser les réductions de charges existantes et communiquer sur les baisses de charges opérées en faisant connaître les dispositifs préférentiels d’embauche auprès des employeurs (rôle des services publics de l’emploi).

 

Proposition 4 : Réduire la fiscalité des TPE et PME pesant sur les salaires. Le seuil de la taxe professionnelle par exemple devrait être augmenté. L’objectif est de donner aux entreprises à forte consommation de main de main d’œuvre les marges de manœuvre pour investir et créer de la croissance et des emplois.

 

Proposition 5 : Lever l’Impôt de Solidarité sur la Fortune pour les foyers employant trois personnes et plus directement et à temps plein. Cette mesure permettrait d’attirer des français et étrangers aisés en France tout en créant des emplois.

 

Proposition 6 : Promouvoir l’exportation et augmenter la force commerciale des entreprises françaises à l’étranger. Un objectif doit être fixé de doubler en cinq ans les effectifs commerciaux hors de France. Alors qu’il n’existe pas de grand établissement d’enseignement dédié au commerce extérieur, une grande école du commerce extérieur (type HEC, Essec, …) pourrait être créée. Les dispositifs de crédit d’impôt pour les expatriés et de déductions fiscales pour les employeurs devraient être renforcés.

Par Avenue de la République
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Lundi 9 octobre 2006

Le principe doit être que tous ceux qui sont capables de travailler doivent participer activement au marché du travail. Pour cela, Il doit devenir réellement plus avantageux de travailler que de bénéficier des revenus de l’assistance chômage. 

Proposition 1 : S’assurer que le bénéficiaire cherche effectivement un travail. Un nombre précis de lettres à envoyer doit être décidé avec l’agent référent du service de l’emploi. Le chômeur doit être convoqué tous les 15 jours. Il doit présenter à l’agent référent une copie de chaque lettre de motivation envoyée dans le cadre de sa recherche de travail. Il donne ainsi la preuve de son engagement. Le respect de l’engagement doit rentrer en compte dans l’accès au revenu de l’assistance.

Proposition 2 : Inciter le chômeur à rechercher un emploi.

  • Augmenter les sanctions pour les allocataires qui ne répondent pas aux obligations (respect des rendez-vous d’aide à la recherche d’emploi, obligation de rechercher, acceptation des offres proposées, …)
  • Augmenter le bonus existant de retour à l’emploi pour les chômeurs de longue durée.
Par Avenue de la République
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Lundi 9 octobre 2006

Le chômage touche en France 9,6% de la population active, soit 2,3 millions de personnes. Il touche 22,8% des moins de 25 ans, 8,7% des 25 à 49 ans et 6,9% des plus de 50 ans. Depuis trente ans, le taux de chômage en France est resté systématiquement plus élevé que le taux moyen des pays de l'OCDE. Les indemnisations chômage pèsent encore 2,1% du PIB.

 

Il puise ses racines dans une constellation de facteurs et d’influences : coût du travail trop élevé, rigidité de la réglementation du travail, protection compatissante des chômeurs, croissance structurelle insuffisante.

Un grand nombre de mesures sont prises pour augmenter la flexibilité du marché du travail : contrat première embauche, contrat nouvelle embauche, contrats spécifiques pour les jeunes. Ces mesures s’accompagnent de résultats tangibles.

 

Cependant, il existe une marge de manœuvre dans la mesure où le chômage structurel en France avoisine les 5% de la population active selon l’OCDE. Le chômage doit donc rester une priorité jusqu’à ce qu’il se diminue tangiblement.

 

Il convient donc d’identifier de nouvelles voies pour réduire les barrières auxquelles sont confrontées les employeurs et les personnes en recherche d’emploi. Les champs d’investigation et de propositions opérationnelles[1] doivent concerner :

 

  • un renforcement des incitations au travail,
  • une rédaction du coût du travail pour les employeurs,
  • une meilleure réallocation des ressources,
  • une augmentation du taux de participation au marché du travail,
  • la promotion d’un marché du travail équitable.  

 

Nous y verrons que le marché du travail français peut bénéficier de mesures ciblées sur les facteurs limitants de la création d’emploi et de retour à l’emploi. En particulier, seules des incitations économiques suffisamment fortes pourront accélérer la création d’une spirale vertueuse de demande d’emploi et de demande de travail.

L’approche des pouvoirs publics doit relever d’une compassion exigeante ( la Tough love approach évoquée en Nouvelle-Zélande). La solidarité nationale rend nécessaire une aide collective pour l’accès au travail. La relance de la machine de l’emploi nécessite une véritable responsabilisation des acteurs.


[1] Réflexions issues pour partie des exemples de la politique de l’emploi de Nouvelle-Zélande, de Grande-Bretagne, du Canada et des Pays-Bas.

Par Avenue de la République
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Jeudi 30 novembre 2006

Nous tenterons dorénavant de relayer les conférences mensuelles du Premier ministre jusqu’à la fin de la législature. En effet, le Premier ministre a souhaité créer un précédent en développant son action de façon opérationnelle jusqu’au bout de la période électorale. C’est une bonne nouvelle pour la France.

Voici les grands points du discours de Dominique de Villepin prononcé chez Valéo le 29 novembre 2006, à l’occasion de sa conférence mensuelle.

1. La priorité des priorités, c’est de donner un emploi à chacun. 

L’urgence absolue, c’est le chômage des jeunes (…). A côté des jeunes, il y aussi d’autres catégories qui connaissent des difficultés particulières et à qui nous devons apporter des réponses (…). Face à ces réalités, je veux tirer une réflexion et une orientation de travail. Les Français ne peuvent pas travailler autant qu’ils le souhaiteraient. (…) Nous devons donc faire en sorte que le talent et l’effort soient mieux récompensés (…). Etablir un diagnostic commun sur la situation de l’emploi et des revenus dans notre pays.

2. Notre deuxième objectif, c’est de consolider notre croissance.

(…) le choix qui a été fait par le Président de la République, c’est le choix d’une industrie forte (…). Pour renforcer ce secteur, nous devons tout miser sur la recherche et l’innovation (…).

C’est dans cet esprit que nous avons agi face aux défis du secteur aéronautique. Lors de mon déplacement à Toulouse, j’ai annoncé le déblocage de 80 millions d’euros d’avances remboursables pour les PME et de 50 millions d’euros pour le financement de la recherche et de l’innovation dans ce secteur. Aujourd’hui, l’industrie automobile est elle aussi confrontée à des défis majeurs. Défis de l’innovation, d’abord, qu’il s’agisse de la protection de l’environnement ou de la sécurité. Défi de la compétitivité, ensuite, face à une concurrence mondiale de plus en plus rude (…).

Je propose donc une nouvelle donne pour la filière automobile. Elle sera fondée sur deux principes.

Le premier principe c’est la solidarité. Solidarité entre grandes et petites entreprises, d’abord. (…) Ils ont ainsi pu signer un code de bonne pratique pour la filière. Aujourd’hui, la question des délais de paiement reste sur la table. (…) Dans la plupart des pays européens, la pratique est de 30 à 60 jours. La France se situe nettement au-delà, avec une moyenne supérieure à 100 jours sur l’ensemble de l’industrie. (…) C’est tout le sens de la mission qui a été confiée au député Martial SADDIER. Il me remettra ses conclusions dans les prochains jours. Sur la base de ses premières orientations, je veux fixer un objectif simple : aligner nos pratiques sur celles des autres pays européens (…). La solidarité, c’est aussi la solidarité envers les salariés. (…) Avec Gérard LARCHER, nous lancerons un plan de 150 millions d’euros sur trois ans pour accompagner 20.000 salariés du secteur automobile.

Le deuxième principe, c’est l’innovation et la recherche. En 2006, le gouvernement a fait un effort sans précédent en faveur de la filière automobile : 120 millions d’euros ont d’ores et déjà été engagés, notamment pour soutenir le projet de l’hybride diesel porté par le groupe Peugeot et financé par l’Agence de l’innovation industrielle. C’est l’équivalent de l’effort cumulé des 5 années précédentes, et je prends deux engagements.

Le premier engagement : le même montant sera débloqué en 2007 (…). Second engagement : un effort majeur sera réalisé sur le crédit d’impôt recherche, dont le plafonnement par société sera doublé pour atteindre 16 millions d’euros. (…). A l’échelle européenne, ne refusons pas le débat sur l’appréciation de l’euro et ses conséquences sur nos exportations : c’est une réalité qui pèse aujourd’hui sur notre compétitivité. A l’échelle internationale, mettons en place des règles du jeu qui soient les mêmes pour tous. C’est vrai notamment en matière environnementale. 

Vous me permettrez de conclure par quelques mots plus personnels. Vous m’entendez souvent dire : « je veux de l’action et des résultats ». Ce n’est pas une incantation. C’est une responsabilité de tous les instants pour le Gouvernement. 

C’est une responsabilité à l’égard des Français, dont beaucoup expriment depuis des années leurs doutes, leur inquiétude et parfois même leur colère face à leurs difficultés quotidiennes. A nous de leur apporter la preuve que la politique peut encore changer les choses. A nous de leur montrer que leurs efforts n’ont pas été inutiles et que nous sommes sur la bonne voie.

C’est une responsabilité à l’égard de notre démocratie. La politique est légitime lorsqu’elle rassemble. La politique est légitime lorsqu’elle améliore la situation de tous ceux dont elle a la charge. La politique est légitime lorsqu’elle fixe un cap clair et qu’elle tient ses engagements. La sérénité des débats de 2007 se jouera aussi sur notre capacité à poursuivre notre action jusqu’au dernier moment et à renforcer les résultats que nous avons déjà obtenus. L’avenir de la France j’en suis convaincu se construit dès aujourd’hui.

Par Avenue de la République
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